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Interview: Entretien entretien avec avec Hey Hey My My

Tweendie: Justement, pensez-vous que le fait d’être français soit une difficulté supplémentaire pour s’imposer en Angleterre, où il y a déjà pas mal de groupes de votre genre ?
Julien: Je ne sais pas si ça se mesure en termes de quantité de groupes. C’est déjà assez compliqué de se faire connaitre en France au niveau des médias généralistes. Alors en Angleterre ou aux USA, où il y a pleins de groupes du genre, effectivement, c’est hyper dur, car ça veut dire que quelqu’un doit investir de l’argent sur toi. Par exemple, Arcade Fire, ils se sont fait connaitre mais ils ont tourné comme des brutes. A l’étranger, si tu ne peux pas tourner, et si t’as pas de médias, ou une boite qui décide de sortir ton album, ça ne peut pas marcher. Et encore, des fois, t’as des gars qui peuvent sortir ton album mais s’ils ne font pas l’effort de mettre de l’argent dans ta promotion, ça ne peut pas marcher… C’est hyper concurrentiel. Donc ça peut passer par des pubs ou des choses comme ça pour essayer de se faire connaitre par le grand public. Mais c’est sûr que ce n’est pas facile. Du coup, ce que Phoenix a réussi à faire, c’est certes vachement bien en terme musical mais après, y’a aussi les gens qui sont derrière. Ça n’arrive pas comme ça...

 

Tweendie: Ils connaissent du monde. Il n’y a qu’à voir leurs liens avec la famille Coppola, par exemple.
Julien: Ils sont sûrement biens entourés, c’est évident. Ça a pu les aider mais ça ne remet pas en cause leur réussite.

 

Tweendie: Avez-vous votre mot à dire dans le choix de vos premières parties ?
Julien: La plupart du temps, ce sont les salles qui choisissent et qui te mettent sur un programme. Et à mon avis, plus tu deviens connu, moins c’est toi qui peux choisir. En gros, les mecs ont des tourneurs qui leur disent: «Allez coco, faut que tu prennes ça, car ça a bien tourné». Ça peut arriver mais c’est très rare qu’un groupe réussisse à imposer ses choix pour ses premières parties. A ce propos, on va faire la première partie de Gaëtan Roussel, sur deux dates. C’est lui qui nous a choisis et j’aime vraiment bien son dernier album. D’ailleurs, tu vois, lui c’est un bon exemple niveau chanson francophone… A vrai dire, ce n’est pas tout à fait de la chanson française.
Michel: Oui, il marie très bien l’Anglais et le Français.
Julien: Puis, c’est produit par les mecs de DFA, donc c’est vraiment cool, ouais.

 

Tweendie: Et en marge des influences citées auparavant, qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ?
Julien: J’aime bien El Dia. Ce sont des potes donc je les cite toujours. J’aime vraiment ce qu’ils font. Après, on écoute pleins de groupes américains, anglais, c’est assez mélangé… Là, j’aime bien le dernier Gorillaz, par exemple. Je sais qu’il y a des gens qui ne l’aiment pas du tout mais il est super bien. Par contre, le nouveau MGMT, il est peut-être pas mal mais il n’a pas du tout la puissance qu’avait le premier album.
Michel: Moi, j’écoute énormément de choses qui sortent car ma copine travaille dans la promo’. Y’a tellement de disques qui arrivent chaque jour, c’est impressionnant. Mais j’en reviens toujours à des classiques quoi…un bon vieux Beatles.
Julien: Ouais, on est vieux déjà…

 

Tweendie: Eh bien voilà, c’est à peu près tout ce que j’avais à vous demander.
Michel: (à Julien): Quand je pense que t’as réussi à placer que t’as eu 18,5 à Sciences Po.
Julien: Ouais, mais en plus, je n’ai même pas été pris car j’ai eu des trop mauvaises notes aux autres épreuves...

 

Vous pouvez dès à prèsent écouter en streaming We're Not Meant To Last, très bon second extrait du nouvel album.

 

 

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