Tweendie: Pour revenir à Madchester dans Browne and Proud vous citez, entre autres: Happy Mondays, Stone Roses, The Charlatans, Inspiral Carpets, James...
Sébastien: James ? Ah c'est marrant, parce qu'au départ c'était pas du tout à propos du groupe James... Le titre c'est Browne and Proud donc c'était plus à propos de James Brown et Ian Brown [ndlr: des Stones Roses] [nb: James Brown quant à lui n'était pas dans les Stones Roses]. Enfin, c'est à eux que je pensais personnellement.
Tweendie: Ah mais du coup, on ne vous a pas demandé, qui écrit ?
Sébastien: Les paroles ou la musique ?
Tweendie: Les deux !
Sébastien: En fait, dans l'ensemble, c'est très très collectif ! Mais l'album comporte beaucoup de vieilles compos... Il y en a certaines qui viennent d'une personne et qu'on a modifiées ensuite... Mais disons que plus c'est collectif, mieux c'est.
Benjamin: Chacun amène un truc, et après on le bidouille. Quant aux paroles, c'est surtout Sébastien et un peu Denis !
Denis: C'est essentiellement Sébastien !
Sébastien: Ouais, il faut que je fasse ça, c'est mon job, on me l'a fait comprendre !
Benjamin: Et il le fait très bien !
Tweendie: C'est de ce morceau qu'est extraite la phrase qui vous décrit sur MySpace et Facebook. [ndlr: Learning from the Mondays, Wanking on the Roses, Copying the Charlatans, Licking the Carpets...] Est-ce que vous le choisiriez pour résumer l'album ?
En chœur: Moi non !
Denis: Non, moi ce que je reprocherais à ces paroles, en plus de leur simplicité, c'est qu'on pourrait y voir une sorte de justification. Au-delà de ça, c'est un hommage !
Sébastien: Ça serait dommage de faire ça sur un deuxième ou un troisième album. Là, c'est un peu une déclaration d'intention. On rend hommage aux grands maitres. Mais c'est toute l'histoire de la pop que de prendre des influences et de les digérer…Et en même temps c'est fait, on assume, on dit «merci les gars», et on essaye de faire notre truc à nous. C'est marrant parce que notre groupe est une sorte de «tribute band». Non pas à un groupe en particulier, mais plutôt à un mouvement ou une époque. On est pétris d'influences mais l'idée, c'est de réussir à dépasser un tout petit peu. C'est ce qui peut arriver de mieux à un groupe, d'arriver à amener un peu de trucs personnels; tout en étant très conscient qu'on ne va révolutionner les choses…
Denis: Quand on dit qu'on est un groupe pop, on préfère cette appellation là à groupe de rock car c'est un melting pot du maximum d'influences possibles. Telle personne va entendre tel morceau, ce groupe plutôt que l'autre…
Benjamin: Il y a un ou deux morceaux où on a eu des partis pris en terme de production, où on voulait que ça sonne plutôt comme ci ou comme ça…Néanmoins, il y a quand même des morceaux où on ne s'est pas dit «il faut que ça tende vers ça ou ça». C'est juste qu'on est influencé par ce qu'on aime donc fatalement ça y ressemble.
Denis: Je parlais d'étude de cas avec Betty's Cake mais ce n'était pas en référence à un groupe précis.
Hadrien: Alors qu'on me tanne avec les claviers à la Smiths, des batteries à la Smiths….
Benjamin: Non mais des fois citer un groupe, ça permet un peu de situer, de simplifier les choses.
Denis: C'est une manière de communiquer.
