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Interview: Sous les lauriers de Caesar (The Wake)

Tweendie: Y'aura t'il des invités prestigieux ?
Caesar: Non, nous faisons tout à deux. Il n'y aura que moi et Carolyn sur cet album. Ian, notre co-producteur, qui travaille aussi pour The Occasional Keeper s'occupera du mixage. Comme à notre habitude, je serai à la guitare et Carolyn au clavier. Pour l'instant, les percussions sont électroniques mais je crois que nous allons demander à Chris et Ronnie (The Orchids) de venir jouer la batterie et la basse. Donc, ce seront eux nos invités, si on peut les appeler ainsi.

Tweendie: L'album sera-t-il entièrement composé d'inédits ?
Caesar: Nous n'avons pas vraiment prévu de faire de reprise. Cependant, beaucoup de nos morceaux écrits du temps de Factory ne sont jamais parus sur aucun album et James, qui travaille pour notre nouveau label, aimerait que nous en utilisions quelques uns. On verra bien s'ils sont cohérents ou non avec nos nouvelles compositions.

Tweendie: Parlons de votre image. En ce moment, quels rapports entretenez vous avec les médias ? Et vos fans ?
Caesar: Les choses ont bien changé. Avec Internet, nous ne rencontrons plus vraiment nos fans. Ils nous envoient des emails ou nous laissent des commentaires sur MySpace et compagnie. Les contacts sont nombreux mais restent virtuels. A l'époque de Factory, les concerts étaient des moments privilégiés où beaucoup de fans venaient nous voir en coulisses. Cela arrive encore parfois mais en comparaison, c'est presque anecdotique. Les tournées étaient notre seul véritable contact avec le public. Au moment d'enregistrer, nous ne voyions plus personne, nous ne savions même pas si notre musique intéressait encore quelqu'un. Nous faisions de nos ventes de disque notre baromètre de popularité. Un an après la sortie de l'album, nous recevions les chiffres et nous nous disions « c'est pas trop mal, les gens doivent bien aimer ». Maintenant, c'est différent, nous recevons des nouvelles en continu. Et comme je vous le disais, nous sommes plutôt surpris mais contents que de nombreux jeunes nous écoutent. Nous devons sûrement cet intérêt au fait d'être un groupe Factory. C'est un label vraiment spécial et à ce jour, aucun autre n'a réussi à s'entourer d'une aura pareille. Pour dire vrai, nous avons tout fait pour y être signé car j'étais un grand fan de Joy Division. Ce qui avait achevé de me convaincre était un single sorti par le groupe The Distractions qui s'appelait Time Goes By So Slow. C'est le seul morceau que le groupe ait sorti chez Factory: de l'indie pop comme on n'en fait plus ! Une sorte de Sarah Records avant l'heure ! Ce qui est fabuleux avec Factory, ou Sarah dans une moindre mesure, c'est que la passion des gens pour ces labels demeure intact. Si nous n'avions pas été sur ces labels, peut-être que personne n'aurait jamais écouté nos disques. A l'époque, tous les groupes de Glasgow rêvaient de signer sur un gros label. Il y avait une véritable effervescence autour de cette idée. Cependant, même si vous étiez l'auteur d'un énorme tube, l'année suivante, vous pouviez tomber dans l'anonymat le plus total. Et ce genre de labels, c'est comme une bonne assurance, une assurance vie. (Rires)

Tweendie: Si l'âge de vos fans vous surprend, qu'en est-il de leur nationalité ? Y a-t-il un ou plusieurs endroits insolites où vous avez de nombreux admirateurs ?
Caesar: Nous avons notre lot de fans au Japon. Cependant, là où nous en comptons un très grand nombre: c'est en Suède. Là-bas, il y a même un club qui porte le nom notre premier single: On Our Honeymoon. J'ajouterais également New-York à cette liste. D'ailleurs nous allons jouer là-bas dans deux semaines. Nous avons aussi la cote à San-Francisco et Los Angeles.

 

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