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Beach Fossils - Beach Fossils

Beach Fossils - Beach FossilsAlors que The Drums chantent «let's go surfing» entraînés par le courant «lo-fi surf pop» du moment, les Beach Fossils nous livrent ici une teinte plus subtile, plus délicate et moins hype de ce mood actuel provenant d’Outre-Atlantique.



Après un EP remarqué sur le label prolifique de Mike Sniper (Captured Tracks), le premier album éponyme du trio new yorkais se trouve, tout comme les morceaux des Drums suscités, au croisement parfait des Beach Boys et de New Order, mais on pense ici en plus à la belle époque de Sarah Records, à Galaxie 500 ou à la nonchalance de l’Ecstasy & Wine de My Bloody Valentine.
Les onze pistes de cet album sont des petites perles d’imperfection. Rien de neuf mais un doux mélange réussi de mélancolie, de discrétion enrobées d’une rythmique minimaliste mais efficace (on pense parfois à The Field Mice), et d’une voix plaintive tout en reverb-delay qui pourrait nous énerver dès le premier morceau mais dont on ne peut plus se passer au bout de quelques minutes. A l’image des singles Daydream et Youth, comme sur le magnifique Wide Awake, on retrouve souvent une guitare claire et nostalgique (The Byrds, The Smiths). Dustin Payseur nous fait part tout en indolence élégante de ses états d'âme «I go uptown on a quiet day just to gather my thoughts when I don't know what to say» mais ses paroles ne sont qu’un prétexte à l’utilisation de sa voix-écho ensorcelante.

L’album se termine sur le très court Gathering où les vagues se manifestent et effacent par leur passage la nostalgie aux références «pop fossiles». Nous sommes définitivement heureux de cette nouvelle décennie qui commence.

 

Disponible chez: Hands And Arms

[2010 - Captured Tracks]

 

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