FacebookGoogleTwitterLastfmMyspace

Coconut Records - Davy

Davy - Coconut RecordsOn ne va pas s’étendre trop longtemps sur le fait que derrière Coconut Records se cache Jason Schwartzman (neveu de Francis Ford Coppola) et qu’il est le fondateur et batteur du groupe Phantom Planet (Californiaaaaaaa) qu’il a quitté en 2003. On va plutôt parler de Davy, son deuxième album solo, sorti en en janvier 2009 sous son label personnel: Young Baby Records.



Lorsque j’ai acquis ma copie de Davy, j’étais très nerveuse. J’avais absolument adoré Nighttiming (le premier album), et je ne voyais pas comment il était possible de faire mieux. 28 minutes plus tard (voyons, Jason, t’aurais pu faire plus long, mec !); je me suis dit que deux chansons sortaient immédiatement du lot et que c’était plutôt positif pour une première écoute. Les deux heureuses élues répondaient aux noms de Microphone et The Summer. Microphone a d’ailleurs été choisie par Jason comme premier single, mais aussi comme première chanson pour laquelle il ferait acte de présence dans le vidéoclip. (Je l’appelle Jason car je suis amoureuse de lui mais pour vous, ça reste Coconut Records, merci.)

La chanson The Summer m’a tout de suite plu car elle semblait être l’écho de West Coast, titre phare du précédant opus de Mr Schwartzman. Elle est empreinte de la même dichotomie: «luminosité/mélancolie» (qui a dit clair/obscur, qui ?). En écoutant ces deux titres, on se voit courir sur les plages californiennes les cheveux au vent, puis aussi pleurer sur le ponton car celui qu’on appellera «l’autre» est parti. Enfin, cette image, je vous la laisse, non seulement parce qu’elle est un peu cliché mais en plus parce que moi, en vrai, en entendant ça, je ne pense à personne d'autre que Jason.
Après avoir passé Davy en boucle, je me suis faite à l’idée qu'il n’était pas un meilleur album que Nighttiming, mais je suis arrivée à la conclusion suivante: il est tout aussi bon. C’est une tournure un peu plus sombre qui a été choisie ici. Toutes ces pistes que je n’avais pas remarquées de prime abord sont pourtant ce qu’on se doit d’appeler sans niaiserie aucune: «des bijoux pop». C’est d’ailleurs dans ce genre que Jason opère: la pop parfumée aux sixties. La plupart des titres durent moins de trois minutes mais aucun ne semble sous-travaillé. Les thèmes récurrents sont les amours contrariées, la musique, et l’association des deux (Microphone).

Si la musique de Coconut Records donne dans l’ensemble «la pêche», il suffit de s'attarder un peu plus sur les paroles ou d’écouter les chansons une par une pour atténuer cette impression. Je pense à la ballade pleine de reproches Any Fun qui sonne comme un adieu où s’installe le spleen. Si vous ne comprenez pas l’anglais et n’êtes pas touchés par les paroles, je vous propose au moins d’en regarder le clip, où vous pourrez voir Chloë Sévigny. Courtyard me fait un peu le même effet, c’est une des pistes les plus calmes et les plus acoustiques de Davy. J’aime les violons et les tristes murmures du chanteur vers la fin des deux minutes quatorze.

Drummer est une chanson particulière car les paroles en sont visiblement autobiographiques, et pour peu qu’on s’intéresse de près ou de loin à son auteur, alors elle ne devrait pas laisser indifférent. Je pourrais vous dire pourquoi chaque morceau est passionant. Je pourrais même vous dire pourquoi j’adore St. Jerome (la chanson ET le Saint), mais je doute que cela vous convainque que se priver de Davy, c’est se priver d’un livre d’images agréablement instrumentalisé.


Pour conclure son album, Monsieur Schwartzman nous pose une question : «Is This Sound Ok ?», et j’ai bien envie de lui répondre: «Oh que oui Jason, oh que oui !» (Je vous ai dit que j’étais amoureuse de lui ?).

 

[2009 - Young Baby]

 

Dernière chroniques