Smith Westerns - Dye It Blonde

Smith Westerns - Dye It BlondeAprès un premier album bruyant (brouillon ?), mais plutôt passé sous silence, les Smith Westerns débarquent là où on ne les attendait peut-être pas. Leur récente signature chez Fat Possum semble avoir débridé le moteur d'un bolide pop prêt à défrayer tous les circuits électroniques de nos baladeurs et autres platines.

 

Sorti de son garage-rock, le quatuor surprend littéralement par la portée «tubesque» de certains de ses morceaux. En effet, Weekend, d'emblée, retourne complètement les esprits. La mélodie est accrocheuse, les arrangements sont soignés, le refrain est entêtant; le résultat frôle donc la perfection.

À peine le temps de rebondir sur Still New que les frères Omori et leurs amis nous entrainent alors dans le tourbillonnant Imagine Pt. 3.

Dès lors, et même si celà peut paraître cliché, comment ne pas rapprocher ces quatre garçons dans le vent de Chicago à leurs ainés de Liverpool ?

Ce n'est toutefois pas une révélation. De talent, les Smith Westerns n'en ont jamais véritablement manqué. Si en surface, le résultat de leur travail parait désormais beaucoup plus lisse, en substance, il n'en est rien. Il suffisait juste de moyens plus importants pour que les qualités du groupe puissent exploser au grand jour. Et à l'écoute d'un titre aussi riche qu'End Of The Night, on ne regrette pas une seconde le charme lo-fi du passé.

Il devient si difficile de décrocher du refrain «MGMTesque» de Smile ou encore des multiples rythmiques de Dance Away.

 

Lorsque surviennent alors les dernières notes de guitare du final Dye The World et que le constat se pose, on ne peut s'empêcher d'être ravi par cette bonne surprise concoctée par Smith Westerns. Dye It Blonde se positionne sans soucis comme l'un des albums majeurs de ce début d'année.

 

[2011 - Fat Possum / Domino]

 

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