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The 1959 Hat Co. - Awesome Sneakers

The 1959 Hat Co. - Awesome SneakersThe 1959 Hat Co. n'en est pas à son premier essai. Il y a deux ans de cela, le groupe sortait un premier album chez Little Pocket Records sous le nom de The Hat Company. Un changement de label et d'appellation plus tard, c'est chez les Anglais de WeePOP! Records que les Américains dévoilent un nouvel EP.

 

Les 160 tirages de la 39ième parution WeePOP! lui assurent un côté confidentiel. Ce sentiment de toucher à un objet presque intrinsèquement collector se voit légèrement estompé par l'initiative prise par le label d'offrir systématiquement un titre de chacune de leur publication. Pour le cas d'Awesome Sneakers - comme nous l'avions mentionné précédemment - il s'agit de la première piste qui est accessoirement le morceau éponyme.

Réjouissant au possible, Awesome Sneakers conte l'histoire d'un amoureux transi, tellement timide qu'il n'ose pas aborder l'élue de son cœur. Cette dernière a beau trouver la situation «so cute», l'homme ne s'avoue pour autant pas vaincu et revêt ce qui nous semble être l'équivalent street-wear des magiques souliers rouges de Dorothy dans le Magicien d'Oz. En enfilant, ses «awesome sneakers» (ou bien ses «baskets géniales»), il peut désormais approcher sa bien aimée…

Amber Brown Assembly Line chante la passion éprouvée pour la fille du bout de la rue. La belle Amber Brown ne semble pas comprendre que ce garçon est amoureux d'elle; lui qui considère chaque minute éloigné de l'objet de son affection comme une pure erreur.

Midst Of Seasons explique alors que l'amour ne connait pas de saison. Le chanteur serait d'ailleurs bien incapable de se rendre compte s'il neige ou s'il vente puisque la seule chose qui le préocuppe vraiment, c'est la nature de ses sentiments pour «LA fille».

Ces trois chansons d'amour sont savamment orchestrées pour ne jamais tomber dans le pathos. On a affaire à une production on ne peut plus ensoleillée. Awesome Sneakers fait la part belle aux guitares tandis qu'Amber Brown Assembly Line met les cuivres en avant; ce qui a pour effet d'accentuer le côté mélancolique du morceau. Midst of Seasons vient finalement équilibrer les choses en plaçant les deux instrumentations à égalité. Cordes frottées et claviers sont, quant à eux, présents sur tout l'EP et bâtissent un aspect enchanteresque que le groupe décrit lui-même comme «dreamy as fuck». Au niveau vocal, la douce voix du chanteur principal trouve son écho tantôt dans des choeurs de ténors, tantôt dans une frêle voix féminine, apparentant ainsi cette production à quelque chose d'assez «twee».

 

The 1959 Hat Co. nous propose donc une pop qui flaire bon l'été et les promenades à vélo à travers les champs de maïs. Si ce mini-disque devait vous frustrer, cela ne serait pas d'un point de vue qualitatif mais plutôt quantitatif. Neuf minutes de musique, c'est juste assez pour avoir envie d'en redemander.

 

Disponible chez: Hands And Arms

[2010 - WeePOP! Records]

 

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