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The School - Loveless Unbeliever

The School - Loveless UnbelieverSi The School retournait à l’école, le groupe aurait pour voisin de gauche Camera Obscura, et pour voisin de droite Lucky Soul. Pas besoin de placer de classeur au milieu du bureau car l’important n’est pas de ne pas copier les uns sur les autres, mais bien d’être celui qui aura la meilleure note à l’option «pop des sixties». A ce jeu là, c’est The School qui se verrait décerner la palme de la fraîcheur, pour son premier album: Loveless Unbeliever.

 


L’hommage à la Motown et autres artistes Doo-Wop est un exercice de plus en plus fréquent. Néanmoins, la formation de Cardiff parvient à sonner hors du temps ! Quoi de mieux pour asseoir cette impression d’intemporalité que de traiter du sujet le plus universel qui soit: l’amour !? Il n’est pas question d’élaborer des théories compliquées mais plutôt de faire treize déclarations, chantées de manière poignante et ensoleillée. La simplicité et la naïveté des paroles sont renforcées par le timbre juvénile et angélique de Liz Hunt, la chanteuse du groupe. On verrait presque en elle une sorte de «France Gall-oise».

Tous les scénarios amoureux sont envisagés à travers les treize pistes de l’album. On doute sur Valentine, Let It Slip ou Is It True... On espère que l’autre reviendra sur I Want You Back ou Is He Really Coming Home ?. On a soif de revanche en écoutant The One Who Left Me... On file la parfaite idylle avec All I Wanna Do ou I Love Everything. On fait la mijaurée sur la chanson Shoulder, dans laquelle on peut entendre: «Will you give me a shoulder to lean on ? Cause I can’t keep up my head with just two», que l’on traduira pour les moins bilingues d’entre vous par: «ça te dérange si je pose ma tête sur ton épaule ? Les deux miennes ne suffisent plus à la soutenir». Vous risqueriez justement de beaucoup rouler des épaules sur ce morceau - si vous étiez du genre à laisser parler votre corps, bien sûr.

Que les romantico-sceptiques se rassurent: l’histoire finit mal. Le disque s’achève sur I Don’t Believe In Love, seule piste où l’on entend une voix d’homme. Ce dernier avoue ne pas croire en l’amour. Ce n’est cependant pas bien grave puisque Liz lui donne la réplique pour arriver au même constat...

Loveless Unbeliever doit son efficacité à une production irréprochable. Chaque élément travaille à en faire un excellent album de twee-pop. On note un excellent équilibre entre pianos, violons, trompettes, guitares, carillons et tambourins. Cette réussite ne doit rien au hasard: The School s’est offert les services du très fameux Ian Catt; qui a produit entre autres des artistes comme: Heavenly, Trembling Blue Stars, The Field Mice...

 

Les 37 minutes de Loveless Unbeliever ne sont pas toutes inconnues des amateurs du groupe.  En effet, bon nombre des titres proposés étaient déjà présents sur des précédants EPs. Les morceaux plus anciens épousent parfaitement les compositions les plus récentes et donnent un album réjouissant qu’il est difficile de ne pas écouter en boucle. Nous tenons ici la bande son de l’été de tout amateur de twee-pop, à n’en pas douter !

 

Disponible chez: Hands And Arms

[2010 - Elefant Records]

 

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